C'est finalement un accord qui va dans le bon
sens qu'ont signé les partenaires sociaux du Tarn. Les employeurs agricoles ne
voyaient pas forcément d'un très bon œil l'entrée en vigueur de la nouvelle
obligation de prévoir pour leurs salariés un régime de prévoyance minimum et une
complémentaire frais de santé. Encore une charge supplémentaire en ces temps
difficiles. Mais pour Francis Marre, président de la section employeurs de la
FDSEA du Tarn, quand on regarde de plus près le dossier, on relativise un peu
les choses. "C'est quand-même un grand progrès social pour nos salariés et un
élément très positif pour l'image des métiers de l'agriculture. Cet accord
départemental présente un meilleur rapport qualité / prix que le national et va
permettre une gestion plus spécifique de nos besoins."
L'accord national sur la complémentaire frais de
santé pour les salariés agricoles a été signé en juin 2008. Chaque département a
eu le choix de décliner, ou non, l'accord au niveau départemental. Dans le Tarn,
les syndicats des salariés agricoles ont demandé aux syndicats employeurs de
trouver un accord local. Objectif : avoir un regard plus proche de la
gestion du régime et améliorer les conditions de couverture en lançant un appel
d'offres. "Différents scénarios ont été soumis aux assureurs. Nous avons reçu
les offres, nous les avons comparées et pris notre décision en réunions
paritaires employeurs / salariés. Nous avons opté pour un niveau de prise en
charge de 20%, supérieur à l'accord national qui est de 15%."
Tout le monde autour de la
table
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Repères Les entreprises horticoles et pépiniéristes qui relèvent de la
convention collective régionale Midi-Pyrénées ont choisi d'appliquer
l'accord national tel quel. C'est donc Groupama-Anips qui gèrera les
garanties des salariés de ces
productions. |
Autre point positif, de
nombreux partenaires ont participé aux négociations sur cet accord. "Une fois
n'est pas coutume, nous avons réuni autour de la table non seulement les
salariés et les employeurs exploitants agricoles, mais aussi les entrepreneurs
de travaux agricoles et les Cuma. Les salariés sont souvent employés sous ces
différentes conventions collectives, il était donc important d'homogénéiser
l'offre. Nous avons les mêmes prestations pour les mêmes coûts, c'est beaucoup
plus simple !" En plus des conditions intéressantes proposées, l'assureur
choisi par le Tarn, Aprionis, d'origine agricole, faisait partie des favoris
pour l'accord national et possède un conseil d'administration paritaire, ce à
quoi tenait les syndicats de salariés. De quoi finir de convaincre les
partenaires sociaux tarnais !