Mon propriétaire m'a
délivré un congé pour mon bail à ferme avec effet en mai 2009. Puis-je tout de
même encore semer mon blé sur ces parcelles sachant que la récolte se ferait à
une date postérieure à la reprise des terres (juillet 2009)
?
La réponse se trouve dans
les usages locaux des différents cantons de notre département. Remarquons qu'à
l'heure actuelle il n'est plus possible de constater des usages constants pour
le Tarn. Toutefois dans le cas où le fermier sortant n'avait pas ensemencé de
céréales l'année de son entrée sur la ferme, il a le droit d'ensemencer l'année
de sa sortie. Il faut ainsi qu'il ait, dans le courant de son bail, semé et
récolté autant d'année qu'il a payé d'annuités de fermage. Dans certains
cantons, il était d'usage que le fermier sortant partage la dernière récolte par
moitié avec le fermier entrant, les travaux de récolte étant exécuté en
collaboration et à frais communs.
De manière générale, le
fermier sortant doit laisser à celui qui lui succède sur les parcelles, les
facilités dont il a besoin pour les travaux préparatoires de culture à effectuer
l'année suivante ; et, vice-versa, le preneur entrant doit procurer à celui qui
sort les facilités qui lui sont nécessaires pour accomplir les récoltes à faire
après sa sortie.
Pour le logement, le preneur
sortant a souvent le droit de conserver celui-ci ou du moins une partie de
celui-ci tant que dure son droit de rester sur la propriété et même ensuite,
jusqu'à la récolte. Le fermier sortant doit aussi laisser
les pailles, foins, fourrages et fumiers de l'année, s'il les a reçus lors de
son entrée en jouissance. S'il y a des excédants, le preneur peut selon les
cantons les vendre ou devoir les laisser sur la ferme.
Enfin, les rapports entre
l'entrant et le sortant peuvent être aménagés par une convention particulière ou
par une clause du bail pour faciliter la transition.
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Les obligations réciproques entre
preneur sortant et exploitant entrant sont essentiellement régis par le
code civil (C. civ. art. 1777 et 1778) et rappelés par le Code rural ; les
usages locaux conservent toutefois une grande importance en cette
matière. |